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Entre fonds publics et partenariats privés : le modèle de financement du judo suisse à l’épreuve des grands événements

Entre fonds publics et partenariats privés : le modèle de financement du judo suisse à l’épreuve des grands événements

09.06.2026
L’accueil d’un événement sportif international représente aujourd’hui un défi autant financier qu’organisationnel. Dans le cadre du Grand Slam Judo Lausanne 2026 qui réunira l’élite mondiale du judo en août prochain, Sergei Aschwanden a récemment présenté dans les médias les grandes lignes du modèle de financement envisagé pour permettre à la Suisse d’organiser un rendez-vous d’envergure internationale.Cette approche, fondée sur une combinaison de fonds publics et de partenariats privés, illustre les nouvelles réalités économiques auxquelles sont confrontées les fédérations et organisateurs d’événements sportifs. Dans un contexte marqué par l’augmentation des coûts logistiques, des exigences internationales et des attentes croissantes en matière d’impact territorial, la question du financement devient un enjeu stratégique majeur.Ces dernières décennies, le modèle de financement des grands événements sportifs a évolué progressivement vers une logique hybride, dans laquelle les collectivités publiques jouent un rôle de catalyseur et les partenaires privés jouent un rôle essentiel pour atteindre l’équilibre budgétaire.Dans le cas du judo, cette évolution est particulièrement intéressante. Discipline fortement ancrée dans les valeurs éducatives, la formation et l’engagement associatif, le judo suisse dispose de ressources plus limitées que certains sports fortement médiatisés. L’organisation d’un événement international implique pourtant des standards élevés : sécurité, infrastructures, accueil des délégations, production audiovisuelle, logistique ou encore exigences environnementales.Le modèle du Grand Slam Judo Lausanne 2026 met ainsi en lumière la nécessité de construire des partenariats durables entre acteurs institutionnels, entreprises privées et mouvement sportif. Les fonds publics permettent notamment de sécuriser une partie des coûts structurels et de reconnaître l’intérêt général du projet. Les partenaires privés, de leur côté, contribuent à renforcer la capacité d’investissement et la visibilité de l’événement.Pour les collectivités publiques, le soutien à ce type de manifestation dépasse largement la seule dimension sportive. Les grands événements internationaux génèrent des retombées économiques directes et indirectes pour les territoires : activité hôtelière, restauration, mobilité, tourisme et visibilité internationale. Ils participent également au rayonnement d’une région et renforcent son attractivité.Mais l’enjeu est aussi politique et sociétal. Les disciplines comme le judo portent des valeurs souvent recherchées dans les politiques publiques : respect, inclusion, discipline, égalité des chances et engagement des jeunes. Dans ce cadre, le financement public peut être analysé comme un investissement dans le tissu social et associatif.La présence de partenaires privés répond quant à elle à une autre logique stratégique. Les entreprises recherchent désormais des projets capables d’associer visibilité, responsabilité sociétale et impact local. Le sport devient un vecteur de communication institutionnelle mais aussi un outil de positionnement territorial. Pour les organisateurs, cela implique de proposer des projets crédibles, structurés et capables de démontrer leur valeur économique et sociale.Le cas du Grand Slam Judo Lausanne 2026 illustre également une tendance plus large observée dans le sport européen : la professionnalisation croissante de la gouvernance événementielle. Les fédérations et comités d’organisation doivent aujourd’hui maîtriser des compétences proches de celles du secteur privé : gestion des risques, marketing, recherche de partenaires, communication stratégique et pilotage budgétaire.Cette évolution soulève néanmoins plusieurs questions importantes pour les décideurs publics et les services des sports. Comment maintenir un équilibre entre financement public et dépendance aux partenaires privés ? Comment garantir l’accessibilité et les valeurs sportives tout en répondant aux impératifs économiques ? Et surtout, comment mesurer l’héritage réel laissé par ces événements sur les territoires et les clubs locaux ?Dans ce contexte, la stratégie présentée autour du Grand Slam Judo Lausanne prévu en août 2026 constitue un exemple intéressant de coopération public-privé appliquée au sport. Elle démontre qu’au-delà de la compétition elle-même, les grands événements sportifs deviennent des plateformes de gouvernance territoriale, de développement économique et de diplomatie sportive.Pour les élus, responsables institutionnels et acteurs du mouvement sportif, ce type de projet rappelle enfin qu’un événement international ne se résume plus à sa seule organisation technique. Il s’agit désormais d’un véritable projet stratégique nécessitant vision, coordination et capacité à mobiliser des partenaires autour d’un objectif commun.Article du site Internet Blick: https://www.blick.ch/fr/sport/autres-sports/en-concurrence-avec-los-angeles-lausanne-va-accueillir-la-plus-prestigieuse-competition-de-judo-id21972565.htmlImage générée par IA via Google Gemini sur la base de https://www.lausanne-tourisme.ch/fr/evenement/lausanne-judo-grand-slam-2026/
Sport et activité physique en Suisse 2040 : vers une nouvelle vision stratégique de l’impact sociétal du sport

Sport et activité physique en Suisse 2040 : vers une nouvelle vision stratégique de l’impact sociétal du sport

04.06.2026
La Suisse vient de franchir une étape importante dans la construction de sa future politique sportive. En collaboration avec près de 80 organisations sportives, l’Office fédéral du sport (OFSPO) et Swiss Olympic ont présenté les bases stratégiques de l’encouragement du sport et de l’activité physique à l’horizon 2040.Au-delà d’un simple exercice de planification, cette démarche traduit une évolution profonde de la manière dont les politiques publiques envisagent désormais le sport. Le document met en avant une approche centrée sur l’utilité sociale et l’impact sociétal de l’activité physique, en intégrant des dimensions telles que la santé publique, la cohésion sociale, la durabilité, l’innovation ou encore la qualité de vie.Cette orientation marque un changement significatif. Historiquement, les politiques sportives se concentraient principalement sur le soutien aux infrastructures, à la pratique associative ou au sport de performance. Désormais, le sport et le mouvement sont considérés comme des leviers transversaux capables de répondre à des enjeux sociétaux plus larges.Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population, l’augmentation de la sédentarité et les tensions sociales croissantes, cette approche apparaît particulièrement stratégique. Les autorités sportives suisses reconnaissent ainsi que l’activité physique ne constitue plus uniquement un enjeu sportif, mais également un outil de politique publique.Le travail mené avec les fédérations, associations et organisations partenaires montre également une volonté d’inscrire cette stratégie dans une logique collaborative. La participation d’environ 80 acteurs du secteur témoigne d’une gouvernance plus ouverte et plus systémique du sport suisse. Cette méthode permet de renforcer la légitimité des orientations proposées tout en favorisant une meilleure coordination entre les différents niveaux institutionnels.L’un des éléments centraux de cette vision 2040 réside dans la notion d’impact. Le sport n’est plus uniquement évalué à travers les performances ou le nombre de pratiquants, mais aussi selon sa capacité à produire des effets positifs sur la société.Sur le plan sanitaire, les bénéfices sont bien documentés. La promotion de l’activité physique constitue un outil essentiel de prévention contre les maladies chroniques, les troubles liés à la sédentarité et certaines problématiques de santé mentale. Dans une logique de maîtrise des coûts de santé, investir dans le mouvement devient progressivement une stratégie de prévention publique.La dimension sociale occupe également une place importante dans cette réflexion. Les activités sportives favorisent l’intégration, le vivre-ensemble et l’engagement associatif. Elles contribuent à renforcer les liens intergénérationnels et interculturels, particulièrement dans des sociétés de plus en plus fragmentées.Le dossier met également en avant les enjeux liés à la durabilité et à l’innovation. Les infrastructures sportives, les déplacements, l’organisation des événements ou encore les modèles de gouvernance devront évoluer afin de répondre aux nouvelles exigences environnementales et numériques. Cette transition représente un défi majeur pour les collectivités publiques et les organisations sportives.Pour les élus et les services des sports, cette vision 2040 constitue désormais un cadre de référence stratégique. Elle pourrait influencer à moyen terme les politiques d’investissement, les critères de subventionnement et les priorités institutionnelles dans le domaine du sport.Les collectivités territoriales seront notamment amenées à repenser leurs politiques sportives sous un angle plus transversal. Le développement d’espaces favorisant l’activité physique quotidienne, l’intégration de la mobilité active ou encore le soutien aux projets à impact social pourraient devenir des priorités croissantes.Cette réflexion ouvre également des perspectives importantes pour les fédérations sportives et les acteurs privés. Les partenaires économiques s’intéressent de plus en plus aux projets capables de démontrer une utilité sociale, environnementale et territoriale. Le sport dispose ainsi d’un potentiel renforcé en matière de partenariats et d’innovation.Enfin, cette démarche souligne un enjeu fondamental : la nécessité de mesurer plus précisément les effets du sport sur la société. Les futures politiques publiques devront probablement s’appuyer davantage sur des indicateurs d’impact et des approches d’évaluation permettant de démontrer la valeur créée par les investissements sportifs.Avec cette première étape vers “Sport et activité physique Suisse 2040”, l’OFSPO et Swiss Olympic ouvrent donc un chantier stratégique majeur. Plus qu’une feuille de route sportive, il s’agit d’une réflexion de fond sur la place du mouvement et de l’activité physique dans le modèle de société suisse des prochaines décennies.Communiqué de l’office fédéral du sport: https://www.admin.ch/fr/newnsb/_D8qBGaxAOC2M_dv-yGIn
Fribourg 2026 : quand un championnat du monde devient un levier stratégique de territoire

Fribourg 2026 : quand un championnat du monde devient un levier stratégique de territoire

28.05.2026
L’accueil du Championnat du Monde de Hockey sur Glace 2026 de l’IIHF représente bien davantage qu’un événement sportif pour le canton de Fribourg. Derrière la compétition internationale se dessine un véritable projet territorial, mêlant attractivité, gouvernance publique-privée, développement économique et héritage durable.Du 15 au 31 mai 2026, Fribourg a accueilli une partie de la compétition dans la BCF Arena, avec 30 matchs programmés, dont deux quarts de finale. La ville est devenue ainsi la plus petite ville hôte de l’histoire moderne du championnat. Ce positionnement atypique constitue déjà en soi un signal fort : les grands événements internationaux ne sont plus réservés aux seules métropoles mondiales.Mais ce qui distingue réellement Fribourg 2026 réside dans la structuration du projet. Pour accompagner l’événement, les autorités cantonales et communales, en partenariat avec Fribourg-Gottéron, ont créé une structure spécifique : « Fribourg 2026, Association Events & Legacy, Switzerland ». Cette gouvernance constitue aujourd’hui l’un des aspects les plus innovants du projet.L’association poursuit un double objectif. D’une part, soutenir l’organisation opérationnelle du championnat du monde. D’autre part, transformer cet événement en catalyseur de développement territorial durable. Cette logique de « legacy » —relativement nouvelle dans les événements sportifs suisses — vise à faire en sorte que les investissements humains, institutionnels et économiques produisent des effets bien au-delà de la compétition elle-même.Cette approche marque une évolution importante dans la manière de concevoir les grands événements sportifs. Pendant longtemps, ceux-ci étaient principalement évalués à travers leur impact médiatique ou touristique immédiat. Désormais, les collectivités publiques cherchent également à mesurer leur capacité à générer des dynamiques pérennes : attractivité économique, cohésion régionale, innovation territoriale, engagement citoyen ou encore développement des infrastructures.Le modèle fribourgeois repose ainsi sur une gouvernance partenariale intégrée. L’association rassemble les compétences du canton, de la ville, du monde sportif et des partenaires opérationnels dans une structure commune. Ce type de dispositif permet de fluidifier les processus décisionnels, de mutualiser les ressources et surtout d’assurer une vision stratégique cohérente.L’enjeu dépasse largement le sport. Fribourg 2026 devient une plateforme de valorisation territoriale. Plusieurs projets ont déjà été lancés autour de l’événement : programme de bénévolat, animations urbaines, parcours culturels, projets éducatifs, initiatives touristiques et dispositifs de médiation avec la population. L’objectif est clair : faire du championnat un projet collectif fédérateur.Cette logique d’héritage territorial apparaît notamment dans les projets éducatifs développés avec les écoles, dans les démarches liées à la durabilité ou encore dans les actions de promotion du territoire fribourgeois à l’échelle nationale et internationale. Le championnat devient ainsi un outil de diplomatie territoriale autant qu’un événement sportif.Pour les élus locaux et les services des sports, le cas Fribourg 2026 offre plusieurs enseignements stratégiques. D’abord, il démontre qu’un territoire de taille moyenne peut accueillir un événement international à condition de construire une gouvernance adaptée et collaborative. Ensuite, il illustre l’importance croissante des structures hybrides associant collectivités publiques et partenaires privés. Enfin, il confirme que la notion d’héritage devient désormais centrale dans l’évaluation des grands événements.Dans un contexte où les collectivités doivent justifier l’utilité publique des investissements liés au sport, le modèle « Events & Legacy » constitue une piste particulièrement intéressante. Il permet de dépasser la logique événementielle traditionnelle pour inscrire le sport dans une stratégie de développement territorial à long terme.Fribourg 2026 pourrait ainsi devenir un cas d’école suisse en matière de gouvernance événementielle et d’innovation institutionnelle. Bien au-delà des performances sportives, le véritable succès du projet se mesurera probablement dans sa capacité à laisser une empreinte durable sur le territoire et sur ses acteurs.
Le Mont-sur-Lausanne : Plan stratégique du sport et du mouvement

Le Mont-sur-Lausanne : Plan stratégique du sport et du mouvement

21.05.2026
Dans un contexte de croissance démographique et de transformation territoriale, Le Mont-sur-Lausanne engage une évolution notable de sa politique sportive avec l’élaboration d’un plan stratégique du sport et du mouvement. Cette démarche marque un passage d’une logique d’opportunités à une approche structurée, alignée avec les enjeux contemporains des politiques publiques locales.D’une politique d’opportunités à une vision stratégiqueHistoriquement, le développement des infrastructures sportives communales s’est appuyé sur les opportunités, notamment en lien avec les équipements scolaires. Cette approche a permis de constituer une offre de qualité. Toutefois, la montée en puissance des usages — scolaires, associatifs et individuels — combinée à des contraintes de ressources, impose désormais une priorisation stratégique.La publication du plan stratégique en avril 2026 traduit cette prise de conscience institutionnelle. Il vise à structurer l’action publique en matière de sport, en intégrant l’ensemble des parties prenantes et en clarifiant les orientations à moyen et long terme.Un levier au croisement des politiques publiquesLe sport n’est plus envisagé uniquement comme une politique sectorielle, mais comme un levier transversal. Cette approche s’inscrit dans les grandes orientations communales, notamment en matière de mobilité, de santé publique, de cohésion sociale et de durabilité.Dans une commune appelée à croître fortement, les infrastructures et les pratiques sportives deviennent des éléments structurants du cadre de vie. Elles contribuent à accompagner la densification, à renforcer l’attractivité résidentielle et à soutenir le vivre-ensemble.Une réponse à la diversification des pratiquesL’un des enjeux majeurs réside dans la diversification des pratiques sportives. Les attentes évoluent : montée des pratiques libres, individualisation des usages, demande accrue pour des équipements polyvalents et accessibles.Le plan stratégique vise ainsi à mieux articuler les besoins des clubs sportifs traditionnels, les usages scolaires et les pratiques autonomes des habitants.Gouvernance et participation : un facteur clé de réussiteUn élément structurant de la démarche réside dans la concertation. Le plan stratégique s’appuie sur une implication des acteurs locaux afin de garantir la pertinence des orientations retenues.Vers un modèle territorial du sportAu-delà de la planification, l’ambition est de construire un véritable modèle territorial du sport, reposant sur une vision stratégique claire, une gestion optimisée des ressources et une adaptation continue aux évolutions sociétales.Enseignements pour les collectivitésCette initiative illustre la montée en puissance des stratégies sportives territoriales et met en évidence la nécessité de structurer l’action publique face à la complexification des usages.
Zürich Sport Zentrum : vers des équipements multisports intégrés et intensifs

Zürich Sport Zentrum : vers des équipements multisports intégrés et intensifs

13.05.2026
Le futur Zürich Sport Zentrum, situé entre Dübendorf et Wangen-Brüttisellen en Suisse, s’impose comme un projet emblématique des nouvelles générations d’équipements sportifs. Avec 30 disciplines réunies sous un même toit, 23 000 m² et une capacité d’accueil quotidienne estimée à 1 000 pratiquants, cette infrastructure dépasse largement le cadre d’un simple complexe sportif.Ce projet illustre une mutation profonde : celle du passage d’équipements spécialisés à des plateformes multisports intégrées, pensées pour maximiser l’usage, la performance et l’impact territorial.Le premier enseignement concerne l’intensification des usages. En regroupant 13 salles dédiées à 30 disciplines sur un même site, le centre permet une mutualisation poussée des espaces. Gymnastique, tennis, padel ou encore trampoline cohabitent dans une logique d’optimisation foncière. Dans un contexte de pression sur le foncier et de coûts élevés, cette densification verticale – sur cinq niveaux – constitue une réponse particulièrement pertinente.Deuxième axe structurant : l’hybridation des fonctions. Le centre ne se limite pas à la pratique sportive. Il intègre une offre élargie incluant un centre de médecine du sport, des espaces de formation, des salles de séminaire, des hébergements pour stages et de la restauration. Cette approche renforce l’attractivité du site et favorise une occupation continue tout au long de la journée.L’intégration d’un centre de prévention et de médecine du sport, en lien avec une clinique, témoigne d’une évolution vers une approche globale du sport, associant performance, santé et accompagnement des pratiquants. Cette convergence constitue un levier stratégique pour les collectivités souhaitant développer des politiques sport-santé.Sur le plan énergétique, le projet s’inscrit dans une logique de transition. Une installation photovoltaïque de 6 000 m² en toiture et un système de chauffage aux granulés de bois traduisent une volonté de limiter l’empreinte environnementale. Malgré l’abandon de certaines solutions comme la géothermie pour des raisons économiques, l’équipement reste positionné sur des standards élevés.Le modèle économique repose sur un principe clé : maximiser le taux d’occupation. Si les créneaux du soir sont déjà largement captés par les clubs, l’enjeu principal réside dans l’animation en journée. Accueil scolaire, sport de masse, séminaires ou stages doivent permettre d’assurer un remplissage optimal et de sécuriser l’équilibre financier.La zone de chalandise constitue à ce titre un atout majeur. Avec 800 000 habitants qui peuvent accéder à l’équipement en moins de 20 minutes, le potentiel d’usage est considérable. La proximité des transports publics renforce cette accessibilité, condition essentielle à la réussite du projet.D’un point de vue financier, le coût total atteint 65 millions de francs, en hausse par rapport aux estimations initiales. Ce dépassement reflète à la fois le contexte inflationniste et l’évolution du programme. Le montage repose sur une combinaison de financements publics et privés, illustrant la nécessité de partenariats pour ce type d’équipement.Pour les élus et services des sports, plusieurs enseignements se dégagent. D’une part, la pertinence des équipements multisports compacts, capables de répondre à une diversité de besoins. D’autre part, l’importance d’intégrer des fonctions complémentaires pour garantir la viabilité économique.Enfin, ce projet confirme une tendance de fond : les équipements sportifs deviennent des hubs territoriaux, à la croisée du sport, de l’éducation et de la santé. Une évolution structurante pour penser les investissements futurs.En définitive, le Centre sportif de Zürich incarne une nouvelle génération d’infrastructures : plus denses, plus hybrides et plus intensives dans leurs usages. Un modèle inspirant, à condition d’être adapté aux réalités locales.
Nouvelles arénas et affluence : le cercle vertueux du hockey suisse

Nouvelles arénas et affluence : le cercle vertueux du hockey suisse

05.05.2026
La saison 2025/26 de National League confirme une tendance structurelle forte : l’augmentation significative de l’affluence dans les patinoires suisses. Avec une moyenne de 7 637 spectateurs par match, soit une progression de +25 % par rapport à la saison 2008/09, le hockey sur glace helvétique démontre sa capacité à renforcer durablement son attractivité.Cette évolution ne relève pas du hasard. Elle s’inscrit dans une stratégie combinée d’augmentation des capacités d’accueil et d’amélioration qualitative de l’expérience spectateur.Le premier levier est quantitatif : construire plus grand. Mais le véritable indicateur clé reste le taux de remplissage, passé de 76,1 % à 90,5 %.Le second levier est qualitatif : construire mieux. Les nouvelles arénas offrent confort, services et expérience enrichie.Les cas du HC Fribourg-Gottéron et du Lausanne HC illustrent cet effet : +53 % et +45 % de spectateurs depuis la construction de leur nouvelle patinoire, avec des taux de remplissage proches de 100 %.Ce cercle vertueux entre affluence, revenus et performance sportive démontre l’impact stratégique des équipements.En définitive, construire mieux permet durablement d’augmenter l’attractivité des clubs.
BCF Arena : l’effet nouveau stade comme levier de transformation économique

BCF Arena : l’effet nouveau stade comme levier de transformation économique

30.04.2026
La mise en service de la BCF Arena à Fribourg en 2020 marque un tournant structurant pour le HC Fribourg-Gottéron. Au-delà d’un simple renouvellement d’infrastructure, le projet illustre parfaitement ce que les économistes du sport qualifient d’ « effet nouveau stade » : une transformation profonde du modèle économique d’un club, portée par l’amélioration de l’expérience spectateur et la diversification des revenus.
Décrochage sportif des adolescents : un enjeu stratégique pour les politiques sportives

Décrochage sportif des adolescents : un enjeu stratégique pour les politiques sportives

29.04.2026
Le décrochage sportif des jeunes constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour l’ensemble de l’écosystème sportif.Selon les données de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) en France, près d’un jeune sur quatre abandonne une pratique sportive régulière entre 14 et 18 ans. Ce constat invite à repenser en profondeur les modèles d’engagement proposés aux jeunes.Un décrochage précoce et structurelLa tranche d’âge 14-18 ans correspond à une période charnière. Les transformations personnelles, sociales et scolaires y sont particulièrement marquées.Le décrochage sportif ne s’explique pas uniquement par un manque de temps ou la concurrence des écrans. Il traduit une évolution du rapport au sport :- perte d’intérêt progressive - difficulté à s’inscrire dans la durée - décalage entre l’offre proposée et les attentes Ce phénomène est d’autant plus marqué chez les jeunes filles, dont le taux d’abandon est environ deux fois supérieur à celui des garçons.Une remise en question du modèle sportif traditionnelLes données montrent également qu’une part importante des jeunes ne perçoit plus le sport comme une finalité en soi. Près d’un sur deux considère que la pratique sportive isolée n’a pas de sens.Ce constat interroge directement le modèle historique, fondé sur, la competition, la performance et l’engagement à long terme Ces logiques ne correspondent plus nécessairement aux attentes d’une partie des adolescents, qui recherchent davantage du plaisir immédiat, du lien social, du sens et de la flexibilité Un enjeu pour l’ensemble de l’écosystèmeLe décrochage des jeunes ne concerne pas uniquement les clubs. Il impacte l’ensemble de la chaîne de valeur du sport :- fédérations - collectivités - acteurs privés - secteur éducatif À terme, il pose des questions structurantes sur le renouvellement des licenciés  et le modèle économique des organisations. Il ne s’agit donc pas seulement d’un enjeu sportif, mais bien d’un enjeu de politique publique.Repenser les leviers d’engagementFace à ce constat, plusieurs pistes émergent pour recréer de l’engagement durable :- diversifier les formats de pratique (loisir, hybride, non compétitif) - adapter les offres aux contraintes scolaires - renforcer la dimension sociale et collective - intégrer davantage de flexibilité dans les parcours L’enjeu est de proposer des expériences adaptées aux modes de vie et aux attentes des adolescents. Dans un contexte de transformation des pratiques sportives, la capacité à maintenir l’engagement des jeunes constitue un enjeu clé.Au-delà de la performance sportive, il s’agit de préserver un lien durable entre les jeunes et la pratique physique, au service de la santé, du bien-être et de la cohésion sociale.
Le PRISME – JO Paris 2024 : une infrastructure modèle pour les politiques sportives inclusives locales ?

Le PRISME – JO Paris 2024 : une infrastructure modèle pour les politiques sportives inclusives locales ?

24.04.2026
Le PRISME (Pôle de Référence Inclusif Sportif Métropolitain) constitue l’un des héritages structurants des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.Avec environ 15 000 m² d’espaces sportifs accessibles aux publics valides comme aux personnes en situation de handicap, il regroupe des salles multisports, un dojo, des espaces de balnéothérapie, une salle dédiée à la boccia, des espaces de musculation ainsi que des installations pour le tir à l’arc.Implanté à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, cet équipement représente un cas particulièrement intéressant pour les collectivités locales souhaitant structurer une politique sportive durable, inclusive et territorialisée.L’inclusion comme principe structurant du projetLe PRISME constitue l’un des premiers équipements européens conçus selon une logique d’accessibilité universelle complète, intégrant dès la phase de programmation les besoins sensoriels, cognitifs et moteurs des usagers.Sa conception repose notamment sur :• une accessibilité adaptée à une grande diversité de situations de handicap• des dispositifs lumineux pensés pour les troubles cognitifs• des espaces de retrait sensoriel• des parcours de circulation universelsCette approche dépasse la simple mise en conformité réglementaire pour s’inscrire dans une véritable logique de design inclusif dès la conception.Une gouvernance partenariale exemplaireLe PRISME illustre également une méthode de programmation intéressante pour les collectivités : la co-construction. Plus de 200 associations, clubs parasportifs et établissements médico-sociaux ont été associés à la définition du projet en amont de sa réalisation.Cette démarche permet :• d’anticiper les usages réels• d’améliorer l’appropriation par les acteurs locaux• de sécuriser la fréquentation future• de renforcer la légitimité politique du projetUn équipement héritage au service du territoireAu-delà de son rôle olympique, le PRISME a été conçu comme un équipement structurant pour l’après-Jeux. Il peut accueillir jusqu’à 18'000 pratiquants par mois, tous publics confondus.Cette logique d’héritage constitue aujourd’hui un standard international dans la planification des grandes infrastructures sportives. Elle repose sur une idée simple : un équipement sportif doit être pensé d’abord pour les habitants, puis pour l’événement.Dans cette perspective, plusieurs principes apparaissent déterminants pour les collectivités :• intégrer l’inclusion dès la programmation• articuler équipement sportif et politique sociale• associer les acteurs locaux en amont• penser les modalités d’exploitation avant la construction• inscrire l’équipement dans une stratégie territoriale globale
Un local autonome et connecté : vers une nouvelle génération d’équipements sportifs territoriaux

Un local autonome et connecté : vers une nouvelle génération d’équipements sportifs territoriaux

22.04.2026
L’inauguration récente d’un espace sportif autonome et connecté par la Ville de Fribourg constitue un premier signal structurant pour les politiques publiques du sport. Ce type d’infrastructure, accessible en libre-service et piloté par des technologies intelligentes, traduit une évolution profonde du modèle d’équipement sportif local.
Politiques publiques et santé durable : Une innovation sociale

Politiques publiques et santé durable : Une innovation sociale

15.08.2025
Parler de santé durable dans les politiques publiques du sport et de l’activité physique est une forme d’innovation sociale. La simple notion de sport se voit ainsi compléter par l’activité physique qui amène une notion de mouvement dans sa forme non-compétitive et la santé durable ouvre des perspectives en termes de bien-être et de qualité de vie.
Le sport et ses infrastructures sportives : les défis de la durabilité

Le sport et ses infrastructures sportives : les défis de la durabilité

09.07.2025
Durant l’été 2022, la Municipalité de Morges a décidé de ne plus chauffer la piscine extérieure. À Sierre, l’ouverture de la patinoire a été retardée, la production de froid étant jugée excessive. En France, la ministre des sports a annoncé ne pas exclure l’interdiction de la tenue de matchs de football professionnel en soirée afin de limiter l’usage de l’éclairage des stades. De nombreux terrains de football n’étaient plus arrosés et certains matchs amateurs et professionnels ont été annulés en raison de l’état des pelouses. Le monde du sport, comme bien d’autres domaines, doit relever les défis posés par les changements climatiques et la crise énergétique que nous traversons.
Analyse des données de téléphonie mobile : un nouvel outil pour monitorer les impacts des événements

Analyse des données de téléphonie mobile : un nouvel outil pour monitorer les impacts des événements

13.06.2025
À l’heure où la Suisse entrevoit un potentiel dépôt de candidature pour des futurs Jeux Olympiques d’hiver, une multitude d’événements, d’une grandeur moindre, font partie intégrante du paysage sportif suisse dans le cadre des différentes stratégies d’accueil de manifestations des collectivités publiques. Au-delà de leur caractère festif et divertissant, ces manifestations revêtent une importance significative quant à leur impact sur divers aspects de la société.